Lors de ce dernier projet de licence, je questionnais l’importance du geste en tant que technique, ainsi que le corps en tant que médium. Par le biais de la performance, la notion clé qui se dégageait était celle de la trace. L’objectif était de mettre en évidence les différentes formes de traces du geste.
Cette dernière est exprimée de deux manières différentes : la première est la trace spatio-temporelle qui se présente sous la forme de performance. La mise en place de la performance joue un rôle particulier en réalisant une zone, délimitant l’espace de la performance. Par l’ajout du blanc de meudon dans cet espace, les déplacements des pieds sur le sol permettent de tracer le parcours du corps. De plus, le costume ajoute une seconde lecture des mouvements du tissu, laissant une trace gestuelle dans l’espace. La deuxième trace se traduit par la transcription chorégraphique divisée en trois parties du mantra Riki Ai Funi (La force et l’amour sont une harmonie indissociable).
En d’autres termes, de par le corps qui est considéré comme médium et par l’énergie des mouvements ainsi que la respiration, je souhaitais m’interroger sur l’utilisation du corps comme porteur de discours par le concept philosophique du Shorinji Kempo.