Ce projet poursuit ma recherche entre les notions de souffle, de geste et de trace en le divisant en deux parties. Ce choix permettait de répondre à des problématiques beaucoup plus ciblées. En parallèle de mes recherches pour mon mémoire, de nouvelles interrogations se dessinent dans ma pratique artistique.
Dans le cas de travail, c’est la citation de Barbara Formis dans le recueil Gestes à l’œuvre qui a été le point de départ de mes questionnements : « Quand le geste est une œuvre, cette dernière ne disparaît pas pour autant : elle existe en tant que processus et expérience. » C’est par cette citation que cette production se présente sous deux formes : la première est performative, tandis que la seconde se présente par les traces de la performance sur le papier. Le travail du geste est divisé en trois parties se nommant respectivement « les gestes courts », « les gestes longs » et « le geste final » représentant trois rythmes chorégraphiques différents. Ces chorégraphies, guidées par le souffle et la respiration, ont été préconçues avec la particularité de laisser un moment d’improvisation, de « lâcher-prise », tout en reprenant les aspects martiaux et techniques. Ce travail s’interroge sur la place du geste dans la production et son importance lorsque celui-ci « est à l’oeuvre » pour reprendre les termes de Barbara Formis.